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 -- late, in love and a little drunk.

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MessageSujet: -- late, in love and a little drunk.    Sam 3 Mar - 14:07


makena wagner
feel the fear and do it anyway.
crédit sophskelton@tumblr + nolosé

identification complète. (makena), mais il est de coutume de l'appeler simplement kena, au point où kena est devenu son prénom plus qu'un surnom, et makena un vieux souvenir caché sur ses papiers. (jude) en hommage à la célèbre chanson des beatles, ode à l'amour d'un couple qui n'est plus. (wagner) est son nom d'adoption, celui auquel elle ne parvient pas à s'habituer, ce malgré qu'elle le porte depuis ses dix ans. makena o'leary est son véritable nom, et oui, elle est irlandaise. au moins du côté de sa mère. (hales est le nom de son père, mais elle ne sait rien de lui). lieu et date de naissance. (07/03/1992, new orleans, louisiana) l'une des nombreuses planques de sa mère. malgré la réputation très colorée de la ville, kena ne rêve pas de la visiter, par crainte et aigreur envers sa mère. âge. par logique, vingt-cinq ans, et très bientôt vingt-six si on fait attention au compteur. boulot ou études. après de très (trop) longues études en médecine, elle s'est installée de nouveau à laurels et y a ouvert son cabinet médical. Médecin généraliste en ville et spécialiste en pédiatrie, Kena se fait un petit nom auprès de la communauté. Ses anciens camarades d'école lui confient leurs enfants, et leurs petits maux. Elle est aussi volontaire pour l'association médecins sans frontières, et régulièrement appelée. situation familiale. adoptée par les Wagner, un militaire et une professeure d'école, il y a de ça 15 années. Elle a passé ses plus jeunes années avec une mère abusive, alcoolique, névrosée et désintéressée, jusqu'à ce que la mégère ne l'abandonne à un arrêt de bus non loin de Laurels, et qu'elle soit prise en charge par les services sociaux. Avant d'arriver chez les Wagner, elle est allée d'une famille d'accueil à une autre pendant deux ans. Une enfance traumatique qu'elle garde en fond d'elle comme une brûlure qui ne cicatrisera jamais complètement, malgré qu'elle soit heureuse de sa vie actuelle. statut. célibataire tourmentée par son horloge biologique, dans une relation on-and-off tumultueuse devenue presque habituelle avec caden hoyt, incertaine face à l'idée de fonder une famille. finances. $$$$$, aisée grâce à son cabinet médical, et aux Wagner qui persistent dans l'idée qu'elle a constamment besoin d'argent de poche à vingt-cinq ans, et se vexent si elle refuse. Elle fait don d'une partie à la croix rouge, et à diverses associations pour les enfants. orientation sexuelle. tout ce qu'il y a de plus hétéro, à part lors de quelques expériences alcoolisées avec reyna. plus grande qualité. sa générosité. kena est toujours prête à aider et à donner. c'est quelqu'un sur qui on peut compter, une main tendue en permanence. plus grand défaut. sa susceptibilité. elle prend tout mal, s'emporte vite, holds a grudge for ages.  une femme, une vraie, en somme.

zodiac bundy cullen manson

prénom (ou pseudo) maclean, julia. + tu viens d'où la baguette. + où as-tu trouvé le forum? c'est ma cops qui m'a montré le chemin (@reyna ward tmtc babe). + tu es (x) un inventé - () un prélien - () un scénario.

breathing dreams like air
— Makena Wagner, ( née O'Leary )the script, the man who can't be moved, live dublin.
Elle est l'héroïne de cette petite histoire triste qu'on aime dans les livres, ou le scénario d' un film qu'on a honte d'aimer parce qu'il fait pleurer. Cette histoire qu'on croit trop étriquée pour être vraie, avec un vilain trop vilain pour exister dans un monde pourtant bien plus cruel qu'on l'imagine. Mère abusive, irresponsable, douée pour brûler la chandelle de la vie par les deux bouts, et livrée avec un amour certain pour les substances illicites en tous genres. Père absent, pas par choix, mais par contrainte (mais ça Kena ne l'a jamais su). Après neuf longues années à être trimballée dans toute l'Amérique et parfois plus loin, tel un fardeau, sa mère a laissé la petite Kena à un arrêt de bus prêt de Laurels, dans le Montana. Elle l'a laissée avec la promesse d'un retour rapide, trois dollars dans la poche, un winnie l'ourson dans son sac à dos, et le pire des sentiments qu'une mère irresponsable telle que la sienne pourrait offrir à son enfant : l'espoir. Un espoir qui se transformera en doute, puis en questionnement oppressant au fil du temps. À ce jour, Kena ne sait toujours pas ce qu'elle est devenue, sa mère. Surtout, la question qui subsiste en elle, vicieuse, est : Pourquoi ?
— Him.( that 'grow together' type of love )dua lipa, homesick
Elle est restée trois longues journées, et deux nuits à l'arrêt de bus. À attendre, morte de faim, morte de froid, morte de trouille. Un arrêt où le bus scolaire passait deux fois par jour, matin et soir, et heureusement. Le premier jour, Tommy s'est contenté de lui sourire et de monter dans son bus, puis de lui dire bonsoir en revenant de l'école. Le second, de lui donner la barre de céréales qu'il avait dans son cartable. Tommy était (et est toujours), un gosse brillant, dans le sens où il est capable de remettre les pièces du puzzle dans l'ordre et d'en comprendre le dessin dans ses plus grandes mesures. Kena portait les mêmes vêtements, et était coiffée comme la veille. Ses doigts frémissaient, témoins de son affrontement avec le froid coriace d'une nuit en plein Montana, et elle n'avait pas franchement bougée depuis qu'il l'avait aperçue en descendant du bus la veille. Ce même jour, il est resté avec elle en attendant que sa mère vienne le récupérer. C'est là qu'ils ont fait connaissance, et elle lui a raconté son histoire. Le troisième jour, Tommy en a parlé à sa mère sur la route. Kena est restée chez eux quelques jours avant d'être récupérée par les services sociaux. Depuis, Tommy est important. Peut-être trop à certains moments, et pas assez à d'autres. Depuis ces trois jours à l'arrêt de bus, chaque séparation a été une véritable calvaire. Tommy c'est le peu d'enfance qu'elle a en tête, et au coeur, qui n'est pas sali. Il s'est coincé dans son coeur au premier jour, et l'a gangrenée en devenant son premier amour, comme si ce n'était pas évident dès le début, et plus tard, un ami de nouveau - ça ne pouvait pas fonctionner, trop jeunes, trop de choses à vivre, une triste histoire d'ambitions en tous genres et d'illusions bienpensantes. Une amitié teintée par le regret comme une vieille paire de jeans par de la javel. Mais Tommy est toujours là, et Kena se contente de le regarder avec le même émerveillement, la même naïveté que lorsqu'elle était gosse. Elle garde ces regards hésitants, presque bouleversés, et les fait glisser sur son dos lorsqu'il est tourné.
— The Wagners. ( a new shade of love )tom odell, heal.
Elle n'est pas leur fille, et le sait très bien. Kena n'a jamais cherché à prétendre le contraire, ni à s'immiscer dans la toile parfaitement cirée de la famille Wagner. Pas plus que ce que les basiques de l'adoption ne l'exigeaient. C'est pas faute d'avoir essayé. Dieu, qu'ils ont essayé de l'installer, et créer un sentiment d'appartenance à cette famille au charisme trop solaire pour être réelle, ou seulement faire croire qu'elle était l'une des leurs. Elle, ce pur produit de tout ce que l'espèce-poubelle humaine fait de pire. Cecilia Wagner n'est pas sa mère, et malgré ses nombreuses tentatives de se faire appeler maman plutôt que madame, elle n'est jamais parvenue à faire croire le contraire à Kena. Trop grande, trop mature, trop consciente. Les enfants biologiques du couple ne sont pas ses frères et sœurs, l'homme de la maison n'est pas son père. Le temps d'apprivoiser Kena, la voilà qui partait déjà pour l'université. Elle remercie le ciel chaque jour d'avoir été adoptée par les Wagner, après deux années d'un foyer à l'autre, d'une déception à une autre. Mais désillusionnée depuis longtemps, calmée dans ses envies d'amour paternel/maternel ou au moins de gagner un peu d'attention, Kena s'est fermée au concept de famille. Elle s'est intégrée, c'est tout. Il y a une barrière entre elle, et les Wagner. Une qu'elle n'a jamais essayé, ni désiré franchir. Ce qu'elle ressent pour eux relève plus du respect admiratif. Une adoration frêle, distante, policée. Tommy est ce qui se rapproche le plus d'une famille pour elle, et elle s'est depuis longtemps persuadée que c'était suffisant. Qu'elle devait se contenter du bonheur transcendant, quoi que dérisoire, de pouvoir choisir sa propre famille plutôt que d'en avoir une d'office. Indécise, presque réfractaire lorsqu'on mentionne auprès d'elle l'idée de fonder sa propre famille, Kena vit dans la crainte d'être la fille de sa mère. Une idée absurde lorsqu'on la connait, mais finalement légitime.
— Reyna Ward ( fragile like a bomb )the lumineers, ho hey
La Monica de sa Rachel, la Blair de sa Serena, la Tina Fey de sa Amy Poehler, le Ted de son Marshall. Plus qu'une amie de la première heure, un rempart contre les affres de la vie. Reyna est plus douée qu'elle. Elle pourrait danser sous une pluie de galets, ridiculiser un golgoth à la force de ses bras, noyer d'un regard, qu'elle a de profond. Reyna est sur un piédestal depuis qu'elle s'est interposée entre Kena, et les autres. Les gosses sont méchants, c'est avéré. Reyna l'était aussi. C'était même elle, la chef de la bande. Pourtant, elle s'est dressée entre celle qui deviendra sa meilleure amie et la cruauté typique d'une bande de gamins rassérénés par la force du nombre. Kena la gosse sale de l'arrêt de bus, le cas social, la rousse, l'adoptée, l'abandonnée, la première de la classe. Impopulaire et moquée au-delà du supportable, Kena est très loin de porter sa scolarité dans son cœur, ce malgré d'excellentes notes et appréciations de ses professeurs. Si elle est parvenue à traverser cette époque, c'est bien grâce à Reyna et à son soutien indéfectible. Deux caractères, deux histoires, un même humour. Encore incertaine quant à la raison qui a poussé Reyna à l'adopter, à se jeter sur l'autoroute de sa pitoyable existence pour la protéger des chauffards, Kena marche dans ses traces, se planque dans son ombre lorsque ça devient trop dur. La différence entre les autres et Reyna, c'est que Reyna voit la vérité, toujours.
— Also Him. ( our lives may not have fit together, but ohhh did our souls know how to dance )
avicii ft. rita ora, lonely together (acoustic)
Caden est le mec d'après. Le rebound guy. Un genre d'hémistiche inattendu qui s'est transformé en quelque chose de plus grand qu'elle, qu'eux. Supposé être le type qui la ferait se sentir mieux dans ses godasses après sa rupture avec Tommy, Caden s'est enraciné en elle et frôle son cœur bien plus souvent qu'elle ne veut bien l'admettre. Ils forment un couple lunatique qui fonctionne à l'humeur, l'envie, le besoin. Leur relation, peu importe de quoi elle est faite (un espèce d'amour dédaigneux, peut-être?) est épuisante. Elle ne devrait pas être avec lui. Leur relation ne va nulle part. Ils n'auront pas d'enfants, incapables qu'ils sont de se gérer eux-mêmes, et elle plaint le pauvre diable qui aura l'audace de prononcer le mot mariage devant eux. Pire, ils n'habitent pas ensemble. À Kena, on n'envie pas sa carrière, son parcours scolaire impeccable, son humour, sa gueule. On regarde son mec. Ce type beau à pleurer, auréolé d'un je-ne-sais-quoi tout à fait fascinant, plus désirable que le diable en personne, qui trimballe sa nana aux allures de bonne sœur lorsqu'on commence à les comparer. Plus que ça, Caden est un connard – qu'elle dit, énervée. Un sale type, quand il veut, quand ça lui prend le matin en se levant. Elle l'a surement plus giflé en deux ans de relation que ce qu'elle a frappé aux portes dans toute sa vie.  Être avec lui, c'est avoir la sensation de ne pas faire l'affaire, de ne pas être à la hauteur.  Être sans lui, c'est être privée du petit bonheur d'être privilégiée, dans les bras de quelqu'un qui ne s'en moque finalement pas tant que ça, dont les regards trompent peut-être les autres, mais pas elle. S'il est l'après-Tommy, elle se sait être l'après-quelqu'un de Caden, et ça n'a pas le même sens pour lui que pour elle, ce qui renforce cette sensation de privilège. C'est ça. Être avec Caden, c'est une histoire de privilège. Un qu'elle a souvent l'impression nauséabonde de ne pas mériter, mais qui est foutrement délicieuse lorsque c'est le cas. Elle ne voit ses bons côtés que lorsqu'ils se font la gueule, que son ton ingrat lui manque de la façon la plus cruelle imaginable. Alors elle pardonne. Tout comme il lui pardonne son mauvais caractère, ses humeurs, sa façon toute à fait vicieuse de le comparer à Tommy – et de le faire à voix basse. Ou plutôt compose avec, et se lasse des regards en biais qu'ils se lancent lorsqu'ils jouent le sketch des récents séparés qui ne le sont pas tant que ça. Kena le sait, elle n'est bonne que pour faire plaisir à sa mère, peut-être aussi pour son ego et tromper la solitude – si tant est qu'il ait besoin de ça. Si ce n'est pas le cas, il est doué pour le lui faire croire. Elle cherche en lui les qualités de Tommy, ce depuis trop longtemps, mais il n'est pas Tommy. Tout comme Kena n'est pas Sybil, son ex, et dans cette histoire, personne n'est parfait. S'ils finissent par se retrouver, ce de manière systématique et avec plus d'entrain que la fois précédente, il y a toujours une épée de damoclès qui flotte au-dessus d'eux, et qu'ils semblent déterminés à ignorer royalement. jusqu'à ce que mort s'ensuive
— Elle préfère sortir en vélo qu'en voiture. - Elle passe par tous les stades lorsqu'elle est ivre. Elle peut avoir l'alcool mauvais, l'alcool triste, l'alcool cochon, ou plus fréquemment, l'alcool joyeux. - Dans un débat avec Kena, c'est vous qui avez forcément tort – Elle habite dans un hangar que son oncle a retapé pour elle, et elle adore ce côté très industriel qu'il y a chez elle. - Son chien, Zeppelin, se fait souvent la malle. Il fugue et revient en fin de journée, ce pourquoi elle ne s'inquiète jamais. Kena le soupçonne d'aller draguer la chienne qui habite au bout du quartier, et comme elle refuse de s'interposer dans cette histoire d'amour, elle le laisse s'en aller. Il finit toujours, de toute façon, par revenir. -  Chez elle, la musique est toujours à fond. De même lorsqu'elle est en voiture. -  Elle n'est pas mauvaise danseuse, et n'a pas à rougir de son déhanché. -  Les bars, elle adore ça. Elle aime aller boire un verre, un bon afterwork, et se poser pour décompresser avant de rentrer chez elle (ou pas, selon si l'afterwork se transforme en soirée). Elle refuse généralement de rentrer chez elle directement après le travail, et si c'est le cas, passera inévitablement une mauvaise soirée.  - Elle est excellente aux accents. Canadiens, anglais, écossais, français, italien, et autres. Elle peut tous les faire. Un talent aiguisé qu'elle hésite à pointer sur son CV. -Elle préfère sortir en vélo qu'en voiture. - Elle passe par tous les stades lorsqu'elle est ivre. Elle peut avoir l'alcool mauvais, l'alcool triste, l'alcool cochon, ou plus fréquemment, l'alcool joyeux. - Dans un débat avec Kena, c'est vous qui avez forcément tort – Elle habite dans un hangar que son oncle a retapé pour elle, et elle adore ce côté très industriel qu'il y a chez elle. - Son chien, Zeppelin, se fait souvent la malle. Il fugue et revient en fin de journée, ce pourquoi elle ne s'inquiète jamais. Kena le soupçonne d'aller draguer la chienne qui habite au bout du quartier, et comme elle refuse de s'interposer dans cette histoire d'amour, elle le laisse s'en aller. Il finit toujours, de toute façon, par revenir. -  Chez elle, la musique est toujours à fond. De même lorsqu'elle est en voiture. -  Elle n'est pas mauvaise danseuse, et n'a pas à rougir de son déhanché. -  Les bars, elle adore ça. Elle aime aller boire un verre, un bon afterwork, et se poser pour décompresser avant de rentrer chez elle (ou pas, selon si l'afterwork se transforme en soirée). Elle refuse généralement de rentrer chez elle directement après le travail, et si c'est le cas, passera inévitablement une mauvaise soirée.  - Elle est excellente aux accents. Canadiens, anglais, écossais, français, italien, et autres. Elle peut tous les faire. Un talent aiguisé qu'elle hésite à pointer sur son CV. - Elle adore les enfants. - Elle mange très salé, et ne dira jamais non à un bon burger. - Elle voudrait dire qu'elle fait du sport et mange sainement, mais c'est tout sauf vrai. - Elle joue de la guitare électrique, et sait se démerder sur une batterie - Elle adore les enfants. - Elle mange très salé, et ne dira jamais non à un bon burger. - Elle voudrait dire qu'elle fait du sport et mange sainement, mais c'est tout sauf vrai. - Elle joue de la guitare électrique, et sait se démerder sur une batterie - Elle aime les vieilles musiques, les classiques de la chanson. - Chanter dans la douche, ou dans la voiture, un privilège divin dont elle ne se prive pas. - En premier, on dit d'elle qu'elle est drôle. Plus drôle qu'elle n'est belle, ou intelligente. - Elle a cumulé les petits boulots lorsqu'elle était à l'université, et est d'ailleurs une excellente barista. - Dans le cadre des médecins sans frontières, elle est amenée à voyager beaucoup. -   (...)

Si tu avais l'occasion d'anéantir ton pire ennemi, le ferais-tu?  Probablement pas. Anéantir quelqu'un, pourquoi faire ? Obtenir de la vengeance une jouissance personnelle, éphémère, et illusoire ? Kena ne tire aucune satisfaction du malheur des autres, moins encore lorsqu'elle en est la source. Une question d'empathie nette, indiscutable, et parfois lancinante, qui pourrait aisément passer pour de la faiblesse (trop bonne trop conne, sur bien des aspects), mais qui n'est en réalité qu'une forme de sympathie précieuse que bien peu peuvent éprouver. Là se trouve le témoin d'une enfance miséreuse à quémander la moindre miette de compassion, à n'en pas douter.  On a tous des secrets, jusqu'où irais-tu pour protéger les tiens? Jusqu'à la limite de la décence. Trop honnête, et surtout mauvaise menteuse pour pouvoir espérer cacher quoi que ce soit, Kena est un livre dans lequel on peut aisément lire. Si elle planque ses petits secrets sous le masque altéré de la fille que rien ne saurait déranger, Kena est trop vraie, trop intègre pour vivre correctement avec un secret (selon son importance) qui pourrait impacter l'équilibre précaire sur lequel se balance toute son existence. Parce qu'il y a dans sa vie des questionnements douloureux qui ne trouveront jamais leurs réponses, Kena aime donner la vérité à qui la demande et/ou la mérite. As-tu déjà été persécuté par quelqu'un? Jamais. Être persécutée, oui. Très certainement, ce des années durant. Mais persécuter n'est pas dans ses capacités, ou bien qui serait-elle, si ce n'est l'hôpital qui se fout clairement de la charité ? Comment apprendre de la vie, si on n'apprend pas du passé ? Pacifiste, selon les cas, Kena est la main tendue plutôt que le bâton. Malgré ses nombreuses confrontations avec la médiocrité humaine, elle est devenue une femme somme toute normale. Banale, peut-être, selon les avis, mais foncièrement bonne. Une que rien ni personne ne pourrait pousser sur la voie de la persécution.

started from the bottom, now we're here
Assise, les paupières closes, le souffle lent, et les ongles enfoncés dans les paumes suintantes de ses mains, Kena haussa les épaules. Elle refusait systématiquement de s'allonger sur le divan. Quel cliché. Elle répondait aux questions par oui, ou non, voire peut-être lorsque le contexte s'y prêtait - mais comme elle cherchait plus que tout à éviter de jeter le doute dans ces séances, de crainte de tendre une perche accidentelle, les 'peut-être' demeuraient rares. Elle était médecin, et connaissait les tenants et aboutissants de ce genre d'entrevue. Au moins dans les grandes lignes. Elle n'en avait plus besoin, ou refusait de le croire, et pourtant s'y pliait bon gré mal gré pour satisfaire la conscience toute automatisée de l'administration sociale et médicale américaine. Elle pouvait facilement sentir glisser sur sa peau le regard insistant de cette diplômée en psychologie (Yale, promotion 1998, c'est ce que le diplôme encadré mis en évidence au-dessus du bureau en acajou indiquait). Une attention excessive que Kena soupçonna être le fruit d'une envie lancinante de sucer hors d'elle la grande tragédie de sa vie, et l'encadrer comme un second succès qui trônerait dignement à côté de son diplôme. Elle prétendrait l'avoir réparée, la gamine de l'arrêt de bus. Mais Kena n'était plus une enfant, et se jouait de ces séances en mettant sur le tapis l'une des cartes fétiches du jeu de Caden : la nonchalance. Celle qu'il avait d'impérieuse, de théâtrale, et qui ressortait chez elle avec tout le panache d'un mollusque. L'arrêt de bus était le cadet de ses soucis. Sa mère ne faisait que frôler ses pensées, une fois de temps en temps dans un moment de faiblesse. Elle devait se concentrer sur le présent, apercevoir la silhouette du futur à l'horizon, à la limite et encore. Les deux rendez-vous programmés chaque mois n'aidaient en rien, mais les acteurs sociaux savent mieux qu'elle, parait-il. Par habitude, elle repensa à ce fameux jour. Celui qui intéressait inévitablement, puisqu'il la définissait aux yeux de tous. Ce jour où elle avait arrêté d'être Makena O'Leary, et s'était perdue dans cet abîme fait de formalités administratives, de regards navrés, amabilité surfaite et sourires tordus. Le souvenir n'était plus si clair, depuis le temps. Le banc en bois abîmé, l'odeur qui se dégageait de la forêt de pins juste derrière, les traces de son sac à dos sur ses épaules, la main dodue de Tommy et le rugissement du bus scolaire. C'est là tout ce qui restait de cette journée. Elle ne se souvenait plus des mots de sa mère, ni ce à quoi elle ressemblait, hormis la chevelure brun-roux dont elle avait hérité, et qu'elle brossait chaque matin en se rappelant qu'elle n'était pas tombée sur cette terre comme la foudre dans une clairière. Voyant que, comme toujours, ça ne menait à rien, Doc la congédia. Il pleuvait des cordes dans la rue, et son parapluie était resté à la maison. Parce que le destin se moquait bien d'elle, du fait qu'elle se baladait avec un pantalon tâché de café depuis ce matin, que sa voiture était en panne, et qu'elle commençait à s'enrhumer, son regard en croisa un qu'elle connaissait par cœur. Caden descendait la rue, le pas pressé, la mâchoire saillante de mépris et le port altier. L'avoir aperçue ne l'inspira pas à faire un crochet, ni même à ralentir sa cadence. Elle avait été infecte avec lui la veille, fallait qu'elle apprenne. Alors qu'il passait son chemin, ses joues s'empourprèrent d' agacement, et de déception mêlés. La conclusion digne d'une journée abominable. y aura toujours pire, pensa-t-elle, en extirpant son téléphone de la poche arrière de son jeans délavé. Elle, mieux que personne, savait qu'il y avait pire et trouvait constamment la force de relativiser. Reyna était rentrée, et si Caden n'était pas d'humeur, alors elle ferait sans.


Code:
<taken>sophie skelton</taken> ≻ <name>kena wagner</name>


Dernière édition par Kena Wagner le Dim 4 Mar - 17:50, édité 23 fois
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MessageSujet: Re: -- late, in love and a little drunk.    Sam 3 Mar - 16:25


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MessageSujet: Re: -- late, in love and a little drunk.    Sam 3 Mar - 17:09

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MessageSujet: Re: -- late, in love and a little drunk.    Sam 3 Mar - 17:14

que des bons choix.
bienvenue à la maison.
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MessageSujet: Re: -- late, in love and a little drunk.    Sam 3 Mar - 18:09

@reyna ward
double trouble babyyyy

et merci beaucoup toutes les deux

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MessageSujet: Re: -- late, in love and a little drunk.    Sam 3 Mar - 18:43

trop de perfection ici, wow,
je connaissais pas sophie, mais elle colle tellement bien à kena,
doux jésus, je vais te stalker (nicely huhuhu) si ça te dérange pas,
j'aime, j'aime, tout. du pseudo, au personnage, et le titre I love you
bienvenue - même si t'es arrivée avant moi, j'me fous des conventions, riot.
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MessageSujet: Re: -- late, in love and a little drunk.    Sam 3 Mar - 23:54

et toi alors, tu t'es vu ?
thnx babe, stalk autant que tu veux, c'est tout pareil de mon côté

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MessageSujet: Re: -- late, in love and a little drunk.    Dim 4 Mar - 2:18

bienvenue par ici

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MessageSujet: Re: -- late, in love and a little drunk.    Dim 4 Mar - 9:38

Épouse-moi.
(juste pour rappeler que j'aime tout ce que je lis.)
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MessageSujet: Re: -- late, in love and a little drunk.    Dim 4 Mar - 15:14

welcome over here beauty

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civil status : what's that ? wtf ? are you kidding ? i suppose, i hope.
studies/job : high school queen, her crown on the floor.

MessageSujet: Re: -- late, in love and a little drunk.    Dim 4 Mar - 18:06

mais, kena est parfaite, c'est quoi ton secret ?
j'te valide avec plaisir.
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MessageSujet: Re: -- late, in love and a little drunk.    Dim 4 Mar - 18:10

merci beaucoup, vous êtes adorables I love you I love you

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MessageSujet: Re: -- late, in love and a little drunk.    

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-- late, in love and a little drunk.
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